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Territoires & Collectivités

Interview d’Arnaud Catherine, Communauté d’agglomération du Cotentin

Transport à la Demande: interview Arnaud Catherine

Interview d’Arnaud Catherine, conseiller délégué de la Communauté d’Agglomération du Cotentin sur la mise en place du Transport à la Demande LaSaire TAD.

Dans quel contexte est né le projet de La Saire TAD?

A l’origine il n’y avait que Cherbourg-en-Cotentin qui disposait d’un réseau de transport public urbain: 6 à 8 lignes régulières, couplées à quelques services de Transport à la Demande (TAD) pour les personnes à mobilité réduite appelé Itinéo Access. C’était un service de Transport à la Demande au sens très classique du terme. Il n’était pas doté d’outils basés sur l’intelligence artificielle. Les réservations se faisaient à l’avance par téléphone et le roulement des conducteurs était géré par du personnel. 

D’une part, nous nous sommes structurés de façon à mettre en place un vrai plan de déplacements à l’échelle du Cotentin. D’autre part, nous avons effectué un gros travail d’analyse sur certains projets tel que celui de BHNS  qui n’était à lui seul peut être plus à la hauteur notre nouvelle ambition. Enfin, nous avons  expérimenté trois nouvelles solutions de mobilité:

  • Le vélo à assistance électrique en location longue durée qui a remporté un franc succès et a témoigné d’une volonté de bouger autrement.
  • La navette électrique, thématique, touristique et gratuite qui nous a servi à expérimenter la gratuité.
  • Le transport à la demande dynamique et intelligent dans les territoires ruraux avec Padam Mobility.
En quoi le Transport à la Demande s’adapte-t-il à vos enjeux de mobilité?

La faible densité de nos territoires nous interdit une offre de transport classique en bus. Elle permettrait au mieux à une dizaine de personnes de se déplacer dans la journée. Inspirés par l’exemple de la Métropole d’Orléans, la solution de Transport à la Demande Padam Mobility nous a paru la plus adaptée à notre territoire: une aire urbaine de 80.000 habitants entourée de territoires rurbains ou ruraux regroupant environ 100.000 habitants.

Padam Mobility a été une révélation. Vous nous avez ouvert l’esprit sur le fait que nous ne pouvions pas mettre des lignes de transport classiques partout, surtout quand les territoires sont peu denses et que le matériel roulant n’est pas adapté.

Quels en sont les retours?

Une fois le service lancé à La Saire, le succès a été quasi instantané. Nous avons constaté une attente colossale des habitants à disposer d’un service de transport flexible et adapté à leurs usages. Nous nous sommes aussi vite rendu compte que nous étions dès le début assez peu ambitieux dans la délimitation du bassin de mobilité desservi par le service.

Pourquoi commencer par La Saire?

Ce territoire comporte 3 communes qui touchent Cherbourg-en-Cotentin. C’était un moyen pour nous d’analyser la pertinence de notre configuration de service. Nous voulions savoir si les usagers viendraient se connecter au réseau conventionnel. 

Quelles sont les évolutions à venir?

Nous comptons rendre le service 100% accessible aux Personnes à Mobilité Réduite (PMR) sur toute l’agglomération. Sur la motorisation, une étude en cours nous amènera à faire des choix. Pour sortir du gasoil, il faudra arbitrer entre l’électrique et le biogaz. Aujourd’hui nous avons expérimenté sur un bassin de mobilité qui est bien trop petit. A terme, il faut couvrir tous les bassins de mobilité et les connecter au réseau structurant.

Nous comptons monter en puissance progressivement. Il y a une attente énorme de la part de nos administrés.

Pourquoi avoir choisi de travailler avec Padam Mobility ? 

Nous savons que nous avons un réseau de transport public essentiellement urbain, diurne et scolaire. Pouvoir se déplacer le soir, se rendre à un spectacle nécessite de proposer une offre globale.

Padam Mobility c’est vraiment la brique qui manquait à notre offre de transport global. Nous avions bien à l’esprit les lignes structurantes et les services que nous y avions connecté (vélo à assistance électrique, transport scolaire). Pour le reste nous n’avions rien. Le TAD avec Padam Mobility permet de compléter l’offre existante et de proposer une offre intégrée et globale. L’idée est de couvrir à terme tous les besoins des habitants. C’est ça l’intérêt.

Padam Mobility viendrait finir de mailler complètement notre territoire qui est plutôt rural en offrant un service de transport pour tous. Qu’on habite à Taillepied, 26 habitants, ou à Cherbourg-en-Cotentin, 82000 habitants, avec Padam Mobility, tout le monde pourrait bénéficier d’une offre de mobilité. C’est révolutionnaire pour un territoire comme le nôtre.

 

Arnaud Catherine, conseiller délégué pour le transport urbain de la Communauté d’agglomération du Cotentin et 4e adjoint de Cherbourg-en-Cotentin en charge de l’énergie et de la transition énergétique.

À propos de La Saire TAD, le service de Transport à la Demande du Cotentin

Lancé en juillet 2019 en partenariat avec Zephirbus (groupe Keolis), le service de la Saire TAD a pour but de faciliter l’accès au cœur de ville de Cherbourg depuis les communes périphériques. Ses +900 trajets par mois obtiennent la note moyenne de 4,9/5.

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Pourquoi tous les Transports à la Demande ne se valent-ils pas ? Les canaux de réservation

Transports à la Demande canaux de réservation

Il existe de nombreux types de Transports à la Demande. Ils varient tant sur la forme du service que sur la forme de la réservation. Bien que cela puisse paraître anecdotique, les différences sont de taille et les résultats aussi. Comment s’y retrouver ? On éclaire la situation dans une série d’articles. Aujourd’hui parlons des différents canaux de réservation.

On réduit souvent la performance d’un système de gestion des Transport à la Demande à son algorithme. Même s’il est crucial, il n’est pas le seul facteur de succès d’un TAD.

L’importance des canaux de réservation

Il ne faut pas sous-estimer l’importance des canaux de réservation et leur ergonomie. La plupart du temps, le canal de réservation unique ou principal des Transports à la demande est une centrale d’appels : il faut contacter un service par téléphone pour réserver sa place. Cela correspond bien aux usages d’une partie de la population : les personnes âgées. Elles ne sont pas à l’aise sur internet et ont le temps nécessaire pour passer un appel en journée pour réserver leur trajet. Pour le reste, plusieurs inconvénients sont à prendre en compte :

  • Les usagers ne peuvent faire des réservations que durant des plages horaires définies : la journée. Or nous planifions rarement nos trajets pendant la journée, on y pense soit le soir soit le matin (en moyenne sur nos services, 46% des réservations sont faites avant 8h du matin ou après 18h le soir).
  • Les adolescents et jeunes adultes n’aiment pas passer d’appels téléphoniques.
  • La réservation par téléphone nécessite des agents pour prendre les réservations. Résultat: plus il y a de personnes qui utilisent le service, plus il faut de standardistes. 
Les avantages de la réservation par internet

De plus en plus de réseaux ont pris la mesure de ces inconvénients et offrent la possibilité de réserver par internet. Cela permet de limiter le personnel nécessaire à la gestion des réservations. En outre, cela permet aux usagers de réserver à n’importe quelle heure. Il faudra en revanche penser à une version mobile du site de réservation au risque de passer à côté de plus de la moitié du trafic. En France, les internautes sont plus nombreux à se connecter via leur smartphone que leur ordinateur

Enfin, depuis bien plus récemment, certaines collectivités proposent une réservation en ligne, par téléphone mais aussi via une app de réservation. C’est par exemple le cas des TAD Ile-de-France Mobilités.

Pourquoi privilégier la réservation par app ? 
  • En France, 73% des français possèdent un smartphone selon le Baromètre du numérique 2017. 
  • Les usagers de smartphone passent plus de 85% de leur temps sur le mobile à utiliser une app .
  • Les applications permettent de faire des interfaces plus sophistiquées et complètes tout en nécessitant un moins bonne connexion internet. 
  • La communication avec les usagers est facilitée. Grâce aux notifications il est possible de prévenir l’usager lorsque son bus est sur le point d’arriver; de l’informer en temps réel de sa situation (heure d’arrivée, retard ou avance éventuelle) et de lui demander de noter son trajet à la fin de son voyage. 

Dans les zones rurales, un site internet à l’ergonomie travaillée et une centrale d’appel devraient être suffisants pour répondre à la demande. En revanche, si votre public est constitué d’habitués du smartphone (desserte de zones périurbaines, Z.I, Z.A, gares et aéroports, zones résidentielles), on ne peut qu’insister sur l’intérêt des applications mobiles comme canal de réservation. 

À quoi s’attendent les usagers?

La vague des Uber, Lyft et autres services de VTC ont montré à quel point réserver un trajet pouvait être simple. Les usagers s’attendent à une interface de qualité équivalente pour le transport public. La mise en place d’une telle offre est d’ailleurs rapidement récompensée. Une application bien faite permet de canaliser la quasi-totalité des réservations et finalement de faire des économies dans la gestion de celles-ci. Par exemple, sur les services qui utilisent la plateforme Padam Mobility, plus de 90% des réservations passent par l’app.

Sous le nom de Transport à la Demande on trouvera donc d’un côté un service qu’il faut réserver la veille par téléphone et et d’un autre côté un service que l’on peut réserver via une app. Toutes les solutions ne correspondent pas à tous les usages, et bien choisir son outil est une étape cruciale pour le succès d’un service de Transport à la Demande.

 

Découvrir les solutions Padam Mobility

En savoir plus sur les délais de réservation et des méthodes de construction d’itinéraires

 

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Pourquoi les territoires s’empressent-ils de remplacer leur ancien système de transport à la demande ?

transport à la demande

Parce que le transport à la demande dynamique est au TAD ce que le smartphone est au téléphone fixe: une solution qui rend son ancêtre obsolète, grâce à une combinaison de technologie et d’intelligence, en phase avec l’évolution des usages.

Une solution de mobilité partagée moins coûteuse et plus accessible

Autrefois associé aux populations seniors et au transport de PMR, le transport à la demande s’ouvre à tous les publics. Loisirs, études, courses, emploi… Adapté à tous les territoires et à toutes les échelles, le transport à la demande dynamique offre de nouvelles perspectives pour les collectivités :

  • Plus flexible et intelligent, le transport à la demande dynamique assure une réduction importante des coûts d’exploitation et de l’empreinte carbone.
  • Plus accessible, il garantit l’inclusivité sociale en répondant aux problématiques de précarité-mobilité notamment en zones périurbaines et rurales tout en étant compatible avec le transport des personnes à mobilité réduite.
  • Plus adapté à son époque, il fait gagner du temps. 

Malgré ses nombreux avantages, le transport à la demande dynamique pâtit de l’image des anciennes solutions de transport à la demande déployées il y a plusieurs dizaines d’années : lourdes en investissements, longues à déployer et complexes à exploiter.

Les avancées technologiques, notamment l’optimisation des trajets en temps réel grâce à l’intelligence artificielle, en font pourtant une solution de mobilité extrêmement facile à mettre en place.

Le transport à la demande dynamique : une solution simple et rapide à déployer

Aujourd’hui, grâce aux innovations technologiques, de nouvelles solutions clé en main se développent pour répondre plus efficacement aux besoins des territoires et des usagers.

Contrairement aux autres systèmes, les solutions de transport à la demande dynamique en SaaS simplifient la mise en place du service et facilitent la gestion quotidienne des réseaux :

  • Aucune installation n’est nécessaire sur les ordinateurs. Le coût d’acquisition en est fortement réduit, ainsi que le coût de maintenance et de mise à jour.
  • Ces solutions offrent une grande liberté d’utilisation, puisqu’elles sont accessibles depuis n’importe quel appareil connecté. 
  • Les outils sont hébergés sur des serveurs sécurisés: maintenance et garantie de services s’en voient fortement améliorées.
  • Les besoins du territoire couvert définissent à quelles fonctionnalités les usagers ont accès.

Par ailleurs, les solutions de transport à la demande dynamique en SaaS n’impliquent aucun bouleversement pour les usagers finaux. En effet, ces outils savent cohabiter avec d’anciens systèmes, comme les centrales téléphoniques qui accèdent aux interfaces de réservation. Les usagers peuvent aussi préférer une application mobile pour réserver leurs trajets. Quant aux conducteurs, ils peuvent suivre en temps réel l’évolution de leur parcours via l’application.

Pour déterminer les contours de la meilleure offre à déployer, certaines solutions disposent d’outils de simulation pour étudier en amont un territoire donné : nombre de véhicules, nombre d’arrêts, modèles de service etc…

Selon le degré de personnalisation requis, le déploiement d’un outil de transport à la demande en SaaS va de 1 à 3 mois. Les données récoltées lors de l’exploitation permettent d’améliorer le service en continu et d’étudier les nouvelles perspectives d’évolution du réseau de transport à la demande.

Prêts à abandonner votre fil ? Découvrez les solutions de transport à la demande de Padam Mobility ici.

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À la rencontre des usagers du Transport à la Demande : La Ferté sous-Jouarre

Transport à la demande: La Ferté
à la rencontre des usagers du TAD Ile-de-France Mobilités

À l’occasion de la 18ème édition de la Semaine Européenne de la Mobilité, cap sur le réseau de Transport à la Demande de La Ferté sous-Jouarre, à la rencontre des usagers du TAD Ile-de-France Mobilités inauguré récemment. 

Située à moins d’une heure en train de Paris, la gare de la Ferté sous-Jouarre est très fréquentée en heure de pointe. Sa gare routière voit chaque jour de la semaine passer des bus de transport scolaire à destination des communes limitrophes. 

Mylène, 48 ans est conductrice de l’un des bus Transdev Darche-Gros dédié au service de Transport à la Demande. Elle effectue son premier service et attend ses usagers.

J’ai rencontré quelques difficultés au début avec la tablette pour les conducteurs mais après quelques minutes d’utilisation, tout devient très facile. L’application que nous utilisons nous informe du nombre de passagers qui doivent monter à bord, de leur nom et de leur lieu de destination. Chaque passager doit donner son nom pour prendre place à bord. Je trouve que ça permet de créer un vrai contact avec les passagers. Avant, ils ne nous adressaient pas la parole. Et puis on se raconte un peu nos vies. Une ado que je conduis tous les jours m’a expliqué que grâce au service, la garde était désormais mieux partagée entre ses parents.

Transport à la demande: La FertéHugo, 15 ans, qui a pris place au premier rang du bus, attend avec la conductrice l’arrivée des autres passagers. Hugo habite à Rebais à 20 minutes de la Ferté. Ses parents ont entendu parler du service à la radio et lui ont fait télécharger l’application. Depuis, il l’utilise tous les jours matin et soir.

En général je réserve pour toute la semaine comme ça c’est fait, vu que je connais déjà mes horaires de cours. Avant il n’y avait pas de transport entre La Ferté et Rebais. J’étais obligé de faire un détour en passant par Meaux. Il fallait reprendre le Transilien et je perdais facilement 30-40 minutes.

Mourad, 40 ans qui nous entend converser, témoigne:

Je travaille à Paris et j’habite à Rebais. J’utilise le service depuis sa création. Pour moi c’est surtout moins de stress et de fatigue par rapport à la voiture que je conduisais pour me rendre en gare. Je la laissais sur le parking. En termes de temps de trajet, c’est exactement pareil. La réservation? Je la fais sur l’application, en deux minutes même pas c’est bouclé! Tout va très vite. Donc c’est top!

Un autre véhicule de TAD arrive. Nous échangeons avec Nicolas, son conducteur.

C’est un service que les voyageurs du coin attendaient. La plupart habitent dans des petits patelins où l’on ne peut se rendre qu’en voiture. On a beau se trouver en Ile-de-france et à une heure de Paris, c’est la campagne ici. Vous verrez, une fois l’heure de pointe terminée il n’y a plus personne.

Le service vient d’être lancé et il y a encore beaucoup à faire en signalétique et en communication mais nous voyons de nouveaux passagers tous les jours. On a commencé à 1-2 personnes, maintenant on est autour de 10-12: des gens qui luttaient pour rentrer chez eux auparavant. Pour la plupart des enfants.

On dit que c’est un service qui menace les lignes classiques mais je dirais le contraire. C’est effectivement un bon moyen de tester la fréquentation du service pour ensuite développer une ligne fixe si le besoin se fait sentir. Pour le moment nous utilisons toujours nos grands bus mais nous avons des mini-bus tout neufs qui arrivent bientôt et qui seront plus adaptés. Par ailleurs, la plupart du temps nous nous arrêtons à des arrêts qui existaient déjà donc c’est facile pour les gens.

 

À propos de TAD IDFM La Ferté 
  • 4 communes desservies, environ 19000 habitants concernés 
  • Lancé en septembre 2019
  • Cofinancé par Ile-de-France Mobilités et la Communauté d’agglomération Coulommiers Pays de Brie
  • Exploité par Transdev Darche-Gros
  • Jusqu’à 20 réservations / jours de semaine
  • 95% des réservations effectuées via l’application mobile
  • 95% de ponctualité
  • Le service est mis en place pour désenclaver le secteur nord-est du département en améliorant  la mobilité intra communauté d’agglomération. L’objectif est de faciliter la liaison entre les communes de La-Ferté-sous-Jouarre, Rebais et la Ferté-Gaucher et d’améliorer la desserte des noeuds de transport (gare routière et ferroviaire de La-Ferté-sous-Jouarre).

 

Pour respecter leur anonymat, les prénoms des interviewés ont été modifiés.

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Les usagers du Transport à la Demande nous racontent : Saint-Nom la-Bretèche

Transport à la demande: Saint-Nom

Nous continuons nos rencontres à Saint-Nom-la-Bretèche et son réseau de Transport à la Demande TAD Ile-de-France Mobilités (ex Flexigo Gally-Mauldre).

Notre premier trajet en TAD dynamique effectué depuis la gare de Saint-Nom-la-Bretèche nous conduit à la place de la mairie sur laquelle nous attend Samir. Samir est un des conducteurs de TAD de l’agglomération. Son service terminé, il a bien voulu nous accorder quelques minutes.

Le service a bonne presse parmi les riverains parce que Saint-Nom sans transport c’est un grave problème. Le service séduit aussi les non-résidents pour des usages très différents. Il permet de brasser tous types de clients et de nationalité, les gens se fréquentent plus qu’avant.

Pour Quentin, 27 ans, jeune actif parisien, de passage à St-Nom et rencontré un peu plus tard le service est un vrai vecteur de lien social.

On sent qu’il y a une volonté de grouper les gens, de faire qu’ils se déplacent ensemble. Le minibus est moderne, le chauffeur connait ton nom et tu dois t’annoncer quand tu montes. Ça donne l’impression que le chauffeur connaît personnellement les gens qu’il embarque.

Quentin utilise le service pour la première fois:

Ce sont les amis que je vais rejoindre à St-Nom qui m’en ont parlé. Faute de Uber, on serait venu me chercher à la gare si le service n’existait pas. Au moins je ne dérange pas et je garde mon autonomie. J’ai halluciné quand j’ai appris que le service était inclu dans mon pass Navigo. Même si j’habite à Paris, j’aurais aimé qu’on en parle plus. Il y a zéro pub, ça m’aurait peut-être plus motivé à venir passer un peu de temps en grande couronne, surtout le weekend quand il fait beau, c’est tellement agréable.

Sur le trajet du retour, nous approchons Christian, 52 ans, salarié à St-Nom depuis plusieurs années et qui réside à Mantes-la-Jolie. Il témoigne :

Sans le service, j’aurais été obligé de venir beaucoup plus tôt au travail. Je mets quasiment le même temps de trajet qu’en voiture mais au moins j’évite les bouchons et j’économise mon essence. Au moins je permets d’éviter la pollution car ma voiture reste à la maison.

Quand nous lui demandons ce qu’il pense de l’application de réservation il confesse :

Je ne suis pas très à l’aise avec les smartphones donc je réserve par téléphone en avance, en général pour toute la semaine. C’est bien qu’ils aient gardé un numéro sur lequel appeler. 

Transport à la demande: Saint-Nom
À propos de TAD IDFM de Gally-Mauldre

  • 11 communes desservies
  • Lancé le 2 janvier 2018
  • Cofinancé par Ile-de-France Mobilités et la Communauté de Communes de Gally-Mauldre
  • Plus de 250 trajets/jour de semaine
  • Exploité par Transdev
  • 6000 voyages / mois
  • +95% des réservations effectuées via l’application mobile
  • 95% de ponctualité
  • Le service a été mis en place afin de faciliter l’intermodalité en permettant aux habitants du territoire d’accéder aux gares de Maule, Plaisir et Saint-Nom-la-Bretèche aux heures de pointes sans utiliser leur véhicule personnel. Le service permet également de faciliter les déplacements des seniors et des jeunes non-motorisés sur la zone grâce à l’offre en heures creuses tous les jours de la semaine et le samedi vers les communes de la Communauté de Communes et les gares.

 

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Pour respecter leur anonymat, les prénoms des interviewés ont été modifiés.

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À la rencontre des usagers du Transport à la Demande : Saint-Nom la-Bretèche

Transport à la Demande: Saint-Nom

À l’occasion de la 18ème édition de la Semaine Européenne de la Mobilité, nous donnons la parole aux usagers de nos réseaux de Transport à la Demande dynamique. Aujourd’hui, premier focus sur l’ouest parisien. Direction Saint-Nom-la-Bretèche et son réseau TAD Ile-de-France Mobilités (ex Flexigo Gally-Mauldre). 

Arrivés en gare de Saint-Nom La Breteche Foret de Marly, nous nous rendons à l’arrêt de TAD et attendons le minibus que nous avions réservé quelques heures à l’avance via l’application TAD IDFM. Une fois à bord, nous rencontrons Huynh, 39 ans qui vient d’emménager à St-Nom-la-Bretèche. Elle a entendu parler du service par son mari qui a obtenu l’information sur internet :

Même si je ne l’utilise pas très régulièrement, j’en suis très satisfaite. C’est quand même très pratique et facile à réserver.

Huynh utilise le service pour se rendre à son domicile situé à 30 minutes de marche de la Gare.

Avant je me rendais à la gare en voiture. Maintenant je réserve un minibus plus ou moins à l’avance, il y en a à toute heure. Je fais des économies de carburant. En plus je n’ai pas besoin de me garer ou de payer un stationnement.

Je sais que je peux compter sur ce service pour les déplacements de ma fille depuis et vers la gare qui est en pleine forêt. Ça me rassure de savoir qu’un minibus l’attend quand elle rentre de Paris le soir.

Akhil, 17 ans, lycéen, résidant lui aussi à St-Nom, nous écoute silencieusement d’une place adjacente puis intervient:

Il n’y a pas photo. Avant je faisais parfois de l’auto-stop pour me rendre en cours le matin ou rentrer le soir. Ce n’était pas évident et il m’arrivait parfois de marcher plus de 45 minutes quand personne ne voulait me prendre. C’était carrément plus galère et pas très safe. C’est sûr que ce  service rassure mes parents, surtout quand il fait nuit.

Pour Akhil qui maîtrise bien l’application, les créneaux horaires proposés sont nombreux mais ne correspondent parfois pas aux horaires des trains en gare:

On se retrouve à avoir parfois 15-20 minutes de battement ou alors on loupe son train.

Le lycéen ajoute que des efforts en termes de communication et d’acculturation restent à faire:

Parfois des gens ne peuvent pas monter car ne savent pas qu’ils faut réserver. C’est frustrant pour eux et le chauffeur et ça pourrait être évité si tout le monde connaissait les règles du jeu dès le départ. En gare, personne ne peut vraiment expliquer le fonctionnement du service et les panneaux – quand il y en a – ne sont pas assez clairs à mon avis. 

Nous descendons à l’arrêt “Europe 1” pour nous rendre à la place de la mairie sur laquelle nous croisons Mélanie 37 ans, mère de famille qui habite à 5 minutes.

J’utilise exclusivement ma voiture, je n’ai jamais eu besoin d’utiliser le service mais je le trouve pratique. Je pense l’utiliser s’il m’arrive une tuile et que j’ai besoin de me déplacer à la gare ou aux alentours.

A l’évocation des témoignages d’Akhil et de Huynh rencontrés auparavant dans le minibus, Mélanie confesse:

Mes enfants vont commencer à se déplacer seuls prochainement et c’est vrai que c’est une solution qui me rassurerait.

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À propos de TAD IDFM de Gally-Mauldre
  • 11 communes desservies
  • Lancé le 2 janvier 2018
  • Cofinancé par Ile-de-France Mobilités et la Communauté de Communes de Gally-Mauldre
  • Plus de 250 trajets/jour de semaine
  • Exploité par Transdev
  • 6000 voyages / mois
  • +95% des réservations effectuées via l’application mobile
  • 95% de ponctualité
  • Le service a été mis en place afin de faciliter l’intermodalité en permettant aux habitants du territoire d’accéder aux gares de Maule, Plaisir et Saint-Nom-la-Bretèche aux heures de pointes sans utiliser leur véhicule personnel. Le service permet également de faciliter les déplacements des seniors et des jeunes non-motorisés sur la zone grâce à l’offre en heures creuses tous les jours de la semaine et le samedi vers les communes de la Communauté de Communes et les gares.

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Transformez la Smart Mobility en Fair Mobility avec le transport à la demande dynamique

Smart mobility

Développement urbain, prééminence de la géolocalisation et des applications mobiles, VTC, big data, 5G, ville connectée, smart cities… ce sont autant de mots qui sont accolés aux services urbains du futur. Demain, les villes seront plus connectées, plus intelligentes et plus réactives. En soi, c’est une transformation de la société qui est très intéressante à suivre, car si la population la plus éduquée, connectée, à fort pouvoir d’achat et qui maîtrise les écosystèmes digitaux sera celle qui en profitera le plus, il faut aussi s’assurer de ne pas oublier tous les autres citoyens, dont les personnes à mobilité réduite, les seniors et les habitants sans couverture de service de transport. Pour être pertinente, une mobilité « smart » doit donc être inclusive. Entre smart mobility et fair mobility, la nuance est d’importance et elle peut contribuer à rendre notre société plus juste et plus équitable. Explications.

La Smart Mobility : intelligente et efficace, mais loin d’être parfaite

La smart mobility traduit l’utilisation des nouvelles technologies (collecte, traitement et analyse des données en temps réel) au service de la mobilité. C’est, par exemple, un moyen de trouver le bon itinéraire au bon moment, d’anticiper les difficultés de circulation, et de connecter les objets physiques (ponts, routes, feux de signalisation, éclairage public, stationnement, etc.) à une interface digitale afin de construire de nouvelles applications et de nouveaux cas d’usages.

Il est difficile de dissocier smart mobility de smart city. Si ses contours sont mouvants, la smart city est avant tout une ambition portée par des acteurs publics et privés qui s’impliquent en vue d’un projet d’urbanisme plus inclusif, plus connecté, plus réactif, et qui peut avoir un avantage compétitif en termes de développement économique dans un monde toujours plus mondialisé.

Dans son rapport au Premier ministre rendu public au printemps 2017, Luc Belot, alors député de Maine-et-Loire, édicte trois grands principes de la smart city :

  • Organiser une réelle gouvernance : une structure qui associe élus, administration, enseignement supérieur et acteurs économiques, pour des politiques transversales.
  • Assurer la souveraineté et éviter la privatisation : des enjeux cruciaux pour que les territoires gardent la maîtrise des données, des outils, des applications et des logiciels métiers, en mettant l’accent sur la standardisation et la réversibilité.
  • Garantir une ville inclusive : donner une place à chaque citoyen, sans fracture sociale ou numérique et passer d’une approche centrée usager (user centric) à une approche centrée citoyen (citizen centric).

Or, dans les faits, les smart cities sont surtout liées aux mégapoles avec une population jeune, active, urbaine et connectée. Sans le vouloir, ce terme exclut certaines parties de la population pour des raisons économiques, sociales, urbanistiques et physiques. Ainsi la smart mobility est censée être inclusive sur le papier, mais dans la réalité cela n’est pas toujours vrai. D’où l’intérêt d’être vigilant pour éviter les décalages entre intentions et actions concrètes. 

Il existe, heureusement, quelques contre-exemples, comme celui de la ville de Medellín en Colombie, qualifiée de ville la plus innovante au monde par le Wall Street Journal en 2012, et qui prouve qu’on peut être une smart city sans être une tech city.

Pourquoi rendre la mobilité plus inclusive ?

Pourquoi passer d’un modèle premium et exclusif à un modèle accessible et inclusif ? Il faut dire qu’il y a urgence, car les données du Ministère des Transports sont inquiétantes :

  • 12 % des zones urbaines sensibles ne sont desservies par aucun mode de transport. 
  • Une personne en insertion sur deux a déjà refusé un travail ou une formation pour des problèmes de mobilité.
  • Un Français sur trois est en difficulté de mobilité et menacé d’exclusion sociale.

La mobilité intelligente et purement technologique n’a de sens que si elle peut inclure toute la population dans une logique davantage humaine qu’économique. C’est la raison qui explique la mutation de la smart mobility en fair mobility. Pour y parvenir, l’intelligence technologique doit être un outil et non une fin en soi. Ce qui compte, c’est l’objectif. Si on simplifie la vie de 10% des habitants d’une ville avec une smart city, on exclut de facto les 90% restant.

Le transport à la demande : un levier pour passer de la Smart Mobility à la Fair Mobility

Le transport à la demande (ou TAD) a la capacité de transformer une mobilité intelligente en mobilité durable, sociale et humaine. En dehors des zones denses et urbaines, il peut être difficile de se déplacer en transport en commun. Pas assez d’usagers, circulation complexe, peu de lieux commerciaux ou touristiques… le modèle actuel n’est pas pensé pour être juste. Et si les choses sont déjà compliquées la journée, imaginez les défis du déplacement nocturne, en particulier pour les travailleurs aux horaires décalés.

Le TAD est un mode de transport en commun comme les autres, avec un système de navettes ou de bus, mais dont les itinéraires et les points d’arrêts sont fixés en fonction des réservations des usagers. Ici, aucun véhicule ne roule à vide et les trajets sont optimisés.

Les transports en commun font bien plus que transporter des usagers. Ce sont des traits d’union qui relient et font vivre des territoires. Ils facilitent la vie des habitants, créent de la valeur économique et se développent de manière responsable grâce à la révolution digitale qui transforme notre société. Quand la technologie est au service de tous, la mobilité peut ainsi devenir smart et fair.

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Interview de Thierry Occelli, Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis

Transport à la Demande: interview Thierry Occelli

Interview de Thierry Occelli, VP de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis (CASA) sur la mise en place du Transport à la Demande Icilà.

En quoi le territoire de la CASA est-il spécifiquement adapté aux enjeux de la mobilité partagée? 

La CASA fait face en permanence à de nouvelles demandes du fait du développement de son technopole. Dans cette optique, elle s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue de ses services de mobilité. Sur le Transport à la Demande (TAD), elle réfléchit à comment étoffer les moyens affectés à l’offre pour couvrir de nouveaux territoires, améliorer les processus et méthodes de réservation et leurs fiabilité, garantir un bon retour client. 

La CASA dispose-t-elle déjà de solutions de Transport à la Demande? Pour quel cas d’usage?

Oui. Elle exploite des solutions de Transport à la Demande dans 10 zones du territoire. Elles rencontrent un franc succès sous la marque IciLà.

  • Pour les scolaires, le Transport à la Demande permet des déplacements au-delà des heures classiques d’entrée et de sortie de classe (8h, 17h). Nous enregistrons 128.000 courses depuis la mise en service il y a un an. Ces courses sont opérées sur les 24 communes de l’agglomération avec un fonctionnement focalisé sur environ la moitié du territoire.
  • Pour les personnes à mobilité réduite (PMR), nous proposons une offre plus individualisée de déplacements de trottoir à trottoir.
  • La CASA est souvent sollicitée pour déployer le Transport à la Demande en soirée notamment à l’occasion de grands évènements ponctuels (spectacles, théâtres etc).
Pourquoi avoir choisi de le lancer un nouveau service avec Padam Mobility ? 

La principale problématique que nous rencontrions était celle de la réservation. Notre centrale était souvent saturée dès le début de semaine. Ceci malgré la mise en place récente d’une centrale de pré-réservation en ligne. 

Dans la mesure où les principaux usagers du Transport à la Demande de la CASA sont des jeunes du collège et du lycée, Padam Mobility permettra de faciliter et simplifier la réservation de ces usagers habitués aux smartphones. 

L’agglomération s’inscrit dans une démarche de transformation digitale et de dématérialisation, notamment en ce qui concerne les titres de transport. Nous nous appuyons sur Padam Mobility pour nous accompagner dans cette démarche. Le TAD est certifié ISO9001 en mars 2019. Il répond aux objectifs d’amélioration continue que nous nous sommes fixés.

Quelles sont les attentes de vos administrés vis à vis du TAD? 

Pouvoir réserver en autonomie, en ligne, avec facilité. 

Et vos attentes à vous? 

La CASA attend beaucoup de cette expérimentation sur 2 zones avec 12 véhicules avec Padam Mobility. Malgré la particularité de notre offre (zonage, opérateur unique à partir du premier juillet), nous souhaitons obtenir un maximum d’informations quantitatives (statistiques, informations de relevés, données, km parcourus, taux de groupage, nombre de personnes transportées, etc.) et qualitatives (retours d’appréciation des trajets notamment, évaluations, etc.) car nous n’en disposons pas actuellement. 

Nous souhaitons obtenir des données assez détaillées pour la mise en place et le suivi d’indicateurs de performance qui nous permettront de savoir si ses solutions de TAD sont perfectibles. 

Padam Mobility fournit des rapports statistiques extrêmement détaillés et sera en mesure de répondre à ces attentes. La mise en place d’une bannière dans l’application qui pointe vers une enquête de satisfaction, permet d’obtenir des feedbacks qualitatifs très rapidement.

Nous prônons la réactivité de nos solutions. A l’instar de la démarche engagée par la CASA de co-voiturage dynamique, nous voulons du Transport à la Demande dynamique et intelligent !

Quelles sont les autres innovations que vous préparez dans la mobilité partagée? 

La CASA réfléchit en permanence à de nouvelles solutions de mobilité. Elle s’est récemment inscrite dans une démarche d’expérimentation de véhicules autonomes sur la voie publique. Une expérimentation sur voie dédiée a déjà eu lieu en 2016 et il s’agit maintenant d’expérimenter dans les conditions de circulation générale et sur un secteur déterminé. Aussi, nous réfléchissons à la gestion du dernier kilomètre en intermodalité avec la future ligne Bus-Tram.

Sur le sujet de la mobilité douce, la CASA a lancé son propre plan vélo. Ce dernier prévoit la mise en service de vélos à assistance électrique, le déploiement de connections cyclables avec la possibilité d’exploiter des pistes forestières. Nous avons fait un vrai travail sur les déplacements domicile-travail et l’amélioration des points noirs de circulation. Enfin, il y a la création d’une maison du vélo et d’une communauté du vélo. Cette dernière compte déjà 500 membres.

Thierry Occelli, vice président de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis.

 

A propos d’Icilà, le service de Transport à la Demande de Sophia Antipolis

Lancé en juillet 2019 avec Envibus, icilà est un service de Transport à la Demande qui rencontre un franc succès. Avec +6600 trajets par mois pour environ 37000 km.passagers, le service répond aux enjeux de mobilité en zones peu denses de la communauté d’agglomération de Sophia Antipolis. Il contribue par la même occasion à sa transformation digitale.

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