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Opérateurs de transport

Comment concevoir un Transport à la Demande efficace 1/3? L’expérience usager

expérience usager

Le succès d’un service de Transport à la Demande (TAD) repose sur plusieurs piliers. Dans cet article, nous évoquerons l’expérience usager après une brève piqûre de rappel sur le Transport à la Demande dynamique.

Quels sont les contextes de mise en oeuvre du Transport à la Demande dynamique?

Ils sont variés. Le TAD dynamique vient compléter l’offre classique quand celle-ci ne peut répondre à la demande, comme dans le transport de personnes à mobilité réduite (TPMR), les zones moins ou peu denses, les heures creuses (transport nocturne par exemple) ou le transport de salariés vers les zones d’activités. Par ailleurs, le TAD peut venir renforcer les transports dans les zones plus ou moins denses dans une logique de premier et dernier kilomètre, en rabattement sur les arrêts des réseaux existants. Il vient dans ce cas soutenir l’offre de transport public sans entrer en concurrence avec les lignes fixes existantes. 

 

L’expérience usager : une condition clé pour la réussite d’un Transport à la Demande

 

Ciblez bien vos utilisateurs

“Qui utilisera votre réseau de Transport à la Demande?” C’est la question clé. Les profils des usagers sont variés et ont chacun leurs spécificités. La réussite d’un réseau de Transport à la Demande dépendra de votre cible et de ses besoins. Par exemple, pour une population plutôt senior, il serait plus judicieux de mettre à disposition une centrale d’appel pour effectuer les réservations plutôt qu’une application mobile uniquement, moins adaptée aux usages des plus âgés. 

Expérience usager : soignez l’information voyageur 

Le deuxième point clé à prendre en compte est l’information voyageur pour garantir une expérience usager optimale.

Contrairement au transport classique, s’il n’y a pas d’information voyageur en temps réel, un service de TAD dynamique ne peut pas fonctionner. La ponctualité et la capacité à fournir des heures de départs et d’arrivées précis sont capitales pour les usagers. Plusieurs canaux sont à disposition pour communiquer ses informations: SMS, emails ou les notifications push sur smartphone.

Par ailleurs, depuis l’avènement des VTC, les usagers ont aujourd’hui l’habitude de noter leurs trajets. Cela permet aux opérateurs d’obtenir une indication en temps réel du niveau de leur service de TAD et d’envisager rapidement des améliorations.

Si vous proposez une application mobile, il est important de penser l’interface en qualité plutôt qu’en quantité. Une application avec peu de fonctionnalités, mais des fonctionnalités utiles vaut mieux qu’une application dont la multitude de fonctionnalités ne feront que désorienter les utilisateurs. 

Expérience usager : quels moyens de paiement?

La mise en place de moyens de paiement rapides améliorent l’expérience usager. Pour beaucoup d’opérateurs de transport, le Transport à la Demande vient s’intégrer au réseau existant. Il est donc souvent pertinent de proposer une solution billettique similaire à celle utilisée sur le reste du réseau.

La mise en place de d’une solution de prépaiement permet de fluidifier la prise en charge des usagers voire de les fidéliser. Cette solution permet de charger (par carte bancaire) un montant sur un compte utilisateur. Ce dernier sera débité à chaque utilisation du service. Les solutions de pré-paiement s’accompagnent généralement de campagnes promotionnelles pour stimuler la fréquentation du service (ex: payer 10 trajets, être crédité de 11).

 

D’autres moyens de paiement existent mais restent marginaux du fait de la complexité de leur logistique. C’est le cas du post-paiement qui implique la mise en place d’un service de recouvrement, ou le paiement instantané qui reste très coûteux dans la mesure où les frais de transactions représentent encore une part conséquente des montants réglés.

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Infographie: État des lieux d’une mobilité en pleine évolution

Infographie mobilité

Infographie mobilité

Infographie mobilité partagée.

De la voiture individuelle au Transport à la Demande partagé et intelligent: état des lieux d’une mobilité en pleine évolution.

Padam Mobility, 2020.

 

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Quelles mesures clés pour le Transport à la Demande dans la nouvelle LOM ?

LOM Transport à la Demande

Quelles sont les mesures clés de la LOM à propos du Transport à la DemandeLa Loi du 24 décembre 2019 d’Orientation des Mobilités (LOM) a été publiée au Journal officiel du 24 décembre 2019. Le texte apporte de nombreuses avancées sur les solutions de mobilité partagée dont le Transport à la Demande. Il acte notamment le passage d’une politique des transports orientée vers les grands projets à une politique des mobilités du quotidien. 8 points clés sont à retenir.

1. Les autorités organisatrices de la mobilité peuvent plus facilement proposer des services de Transport à la Demande dans leurs offres.

La compétence d’AOM permet désormais d’intervenir dans 6 domaines principaux, pour développer une offre adaptée aux territoires : transport régulier, à la demande, scolaire, mobilités actives, partagées, ainsi que la mobilité solidaire. 

2. Les plans de mobilité remplacent les actuels plans de déplacement urbain (PDU) et prennent en compte le Transport à la Demande.

Les mobilités actives, partagées, la mobilité solidaire ainsi que les enjeux de logistique sont mieux appréhendés dans ces nouveaux plans. Ils s’inscrivent dans des objectifs de lutte contre l’étalement urbain, contre la pollution de l’air et pour la préservation de la biodiversité.

3. Le versement transport devient versement mobilité et inclus le Transport à la Demande.

Ce versement est conditionné à la mise en place de services de transport collectif réguliers. De plus, il est permis de moduler son taux au sein d’un même syndicat mixte selon la densité des territoires.

4. Le Transport à la Demande de Personnes à Mobilité Réduite (TPMR) est facilité.

La mobilité des personnes en situation de handicap sera facilitée, à travers des mesures concrètes qui incluent le TPMR.

5. Le développement du Transport à la Demande est facilité.

L’enjeu est de faire de l’innovation un levier pour répondre aux nombreux besoins de mobilité non satisfaits.

6. Le cadre juridique pour mener des expérimentations autour du Transport à la Demande dans les territoires ruraux est adapté.

Le projet de loi habilite le Gouvernement à légiférer par ordonnance pour instaurer des dérogations de niveau législatif. Cette disposition s’inscrit dans la démarche France Expérimentation.

7. Les employeurs peuvent se tourner vers le Transport à la Demande pour faciliter les trajets de leurs salariés dans le cadre des négociations obligatoires à mener dans les entreprises de plus de 50 salariés.

Ces accords devront préciser la manière dont les employeurs s’engagent pour faciliter les trajets de leurs salariés. Cet accompagnement pourra prendre la forme d’un titre-mobilité, sur le modèle du ticket restaurant.

8. Un forfait mobilité durable est créé : jusqu’à 400€/an pour aller au travail  en Transport à la Demande.

Tous les employeurs privés et publics pourront contribuer aux frais de déplacement domicile-travail en solutions de mobilité partagée de leurs salariés. Ce forfait pourra s’élever jusqu’à 400 €/an en franchise d’impôt et de cotisations sociales. Aussi, il remplacera l’indemnité kilométrique vélo mise en place jusqu’à ce jour, mais dont la mise en œuvre est restée limitée car trop complexe. Ce forfait sera cumulable avec la participation de l’employeur à l’abonnement de transport en commun, dans une limite de 400€/an (la prise en charge de l’abonnement de transport en commun reste déplafonnée).

 

En savoir plus sur la nouvelle Loi d’Orientation des Mobilités (LOM)

En savoir plus sur les déplacements domicile-travail

 

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Pourquoi tous les Transports à la Demande ne se valent-ils pas ? Les délais de réservation et la construction d’itinéraires

Transport à la Demande paramètres

Les délais de réservation et les méthodes de construction d’itinéraires sont des paramètres de taille pour bien choisir sa solution de Transport à la Demande (TAD).

La réservation la veille ou à la dernière minute

On observe trois grandes catégories :

  1. Les services de TAD nécessitant une réservation la veille. Ce délai est souvent suffisant pour les personnes qui utilisent le service pour les trajets domicile travail. En revanche, il ne correspond pas aux autres usages (faire les courses, loisirs, etc.).
  2. Les services de TAD  avec un délai de réservation limité à 2h. Permis par des améliorations techniques mais aussi et surtout par des compromis sur d’autres points. Ce délai est finalement assez peu différent de celui du cas précédent dans ses avantages et inconvénient.
  3. Le TAD avec réservation en temps réel. A l’instar des Uber et Lyft, l’usager peut réserver son trajet aussi tard qu’il le veut. Le véhicule de TAD viendra le chercher dès que possible. La réservation en temps réel est un vrai plus. À Orléans, lorsque la réservation en temps réel a été mise en place, plus de 30% des réservations se sont faites à la dernière minute, entraînant une hausse importante du trafic. De plus, certains cas ne sont envisageables que si la réservation en temps réelle est possible. Par exemple, la desserte d’aéroport. En effet, les usagers, entre les retards d’avion et le temp de récupération des bagages, ne sont jamais certains du moment à partir duquel ils peuvent être pris en charge.
Différentes méthodes de construction d’itinéraires

Il existe des Transports à la Demande qui fonctionnent sur le modèle de « ligne virtuelle ». Ils fonctionnent comme une ligne de bus classique, à la différence qu’il ne s’arrêtent qu’aux arrêts demandés. Simple à mettre en place, l’intérêt est par ailleurs très limité. En effet, il y a peu d’optimisation en temp ou en kilométrage puisque le parcours reste le même. Aussi, on ne pourra pas couvrir une plus grande zone qu’avec une ligne fixe.

En revanche, il existe des solutions qui permettent de faire varier les itinéraires en fonction des requêtes des usagers. C’est-le Transport à la Demande “zonal”. Dans ce cas, les optimisations d’exploitation sont importantes.

Le Transport à la Demande Zonal 
  • Certains TAD “zonal” nécessitent une intervention humaine. L’opérateur reçoit des indications qui lui permettent de faire un choix éclairé lorsqu’il assigne une personne à un bus. La trajectoire est donc constituée par l’humain à l’aide de la machine ou par la machine à l’aide de l’humain.
  • D’autres solutions de TAD “zonal” construisent les itinéraires grâce à un algorithme une fois que toutes les réservations ont été renseignées. Cela nécessite donc d’arrêter les réservations longtemps (une nuit ou une demi-journée) avant le début du service.
  • Enfin, certaines solutions, basés sur l’intelligence artificielle, sont capables de créer les trajectoires au fur et à mesure que les réservations sont faites. Cela permet notamment la réservation en temps réel. C’est le cas des solutions Padam Mobility.

Sous le nom de Transport à la Demande on trouvera donc d’un côté un service qui suivra une ligne prédéterminée et d’un autre côté un service qui est capable d’optimiser les trajectoires en temps réel en fonction des requêtes des usagers. Toutes les solutions ne correspondent pas à tous les usages, et bien choisir son outil est une étape cruciale pour le succès du Transport à la Demande.

 

Découvrir les solutions Padam Mobility

En savoir plus sur les autres paramètres à prendre en compte pour choisir son Transport à la Demande

 

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Pourquoi tous les Transports à la Demande ne se valent-ils pas ? Les canaux de réservation

Transports à la Demande canaux de réservation

Il existe de nombreux types de Transports à la Demande. Ils varient tant sur la forme du service que sur la forme de la réservation. Bien que cela puisse paraître anecdotique, les différences sont de taille et les résultats aussi. Comment s’y retrouver ? On éclaire la situation dans une série d’articles. Aujourd’hui parlons des différents canaux de réservation.

On réduit souvent la performance d’un système de gestion des Transport à la Demande à son algorithme. Même s’il est crucial, il n’est pas le seul facteur de succès d’un TAD.

L’importance des canaux de réservation

Il ne faut pas sous-estimer l’importance des canaux de réservation et leur ergonomie. La plupart du temps, le canal de réservation unique ou principal des Transports à la demande est une centrale d’appels : il faut contacter un service par téléphone pour réserver sa place. Cela correspond bien aux usages d’une partie de la population : les personnes âgées. Elles ne sont pas à l’aise sur internet et ont le temps nécessaire pour passer un appel en journée pour réserver leur trajet. Pour le reste, plusieurs inconvénients sont à prendre en compte :

  • Les usagers ne peuvent faire des réservations que durant des plages horaires définies : la journée. Or nous planifions rarement nos trajets pendant la journée, on y pense soit le soir soit le matin (en moyenne sur nos services, 46% des réservations sont faites avant 8h du matin ou après 18h le soir).
  • Les adolescents et jeunes adultes n’aiment pas passer d’appels téléphoniques.
  • La réservation par téléphone nécessite des agents pour prendre les réservations. Résultat: plus il y a de personnes qui utilisent le service, plus il faut de standardistes. 
Les avantages de la réservation par internet

De plus en plus de réseaux ont pris la mesure de ces inconvénients et offrent la possibilité de réserver par internet. Cela permet de limiter le personnel nécessaire à la gestion des réservations. En outre, cela permet aux usagers de réserver à n’importe quelle heure. Il faudra en revanche penser à une version mobile du site de réservation au risque de passer à côté de plus de la moitié du trafic. En France, les internautes sont plus nombreux à se connecter via leur smartphone que leur ordinateur

Enfin, depuis bien plus récemment, certaines collectivités proposent une réservation en ligne, par téléphone mais aussi via une app de réservation. C’est par exemple le cas des TAD Ile-de-France Mobilités.

Pourquoi privilégier la réservation par app ? 
  • En France, 73% des français possèdent un smartphone selon le Baromètre du numérique 2017. 
  • Les usagers de smartphone passent plus de 85% de leur temps sur le mobile à utiliser une app .
  • Les applications permettent de faire des interfaces plus sophistiquées et complètes tout en nécessitant un moins bonne connexion internet. 
  • La communication avec les usagers est facilitée. Grâce aux notifications il est possible de prévenir l’usager lorsque son bus est sur le point d’arriver; de l’informer en temps réel de sa situation (heure d’arrivée, retard ou avance éventuelle) et de lui demander de noter son trajet à la fin de son voyage. 

Dans les zones rurales, un site internet à l’ergonomie travaillée et une centrale d’appel devraient être suffisants pour répondre à la demande. En revanche, si votre public est constitué d’habitués du smartphone (desserte de zones périurbaines, Z.I, Z.A, gares et aéroports, zones résidentielles), on ne peut qu’insister sur l’intérêt des applications mobiles comme canal de réservation. 

À quoi s’attendent les usagers?

La vague des Uber, Lyft et autres services de VTC ont montré à quel point réserver un trajet pouvait être simple. Les usagers s’attendent à une interface de qualité équivalente pour le transport public. La mise en place d’une telle offre est d’ailleurs rapidement récompensée. Une application bien faite permet de canaliser la quasi-totalité des réservations et finalement de faire des économies dans la gestion de celles-ci. Par exemple, sur les services qui utilisent la plateforme Padam Mobility, plus de 90% des réservations passent par l’app.

Sous le nom de Transport à la Demande on trouvera donc d’un côté un service qu’il faut réserver la veille par téléphone et et d’un autre côté un service que l’on peut réserver via une app. Toutes les solutions ne correspondent pas à tous les usages, et bien choisir son outil est une étape cruciale pour le succès d’un service de Transport à la Demande.

 

Découvrir les solutions Padam Mobility

En savoir plus sur les délais de réservation et des méthodes de construction d’itinéraires

 

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À la rencontre des usagers du Transport à la Demande: La Ferté sous-Jouarre

Transport à la demande: La Ferté
à la rencontre des usagers du TAD Ile-de-France Mobilités

À l’occasion de la 18ème édition de la Semaine Européenne de la Mobilité, cap sur le réseau de Transport à la Demande de La Ferté sous-Jouarre, à la rencontre des usagers du TAD Ile-de-France Mobilités inauguré récemment. 

Située à moins d’une heure en train de Paris, la gare de la Ferté sous-Jouarre est très fréquentée en heure de pointe. Sa gare routière voit chaque jour de la semaine passer des bus de transport scolaire à destination des communes limitrophes. 

Mylène, 48 ans est conductrice de l’un des bus Transdev Darche-Gros dédié au service de Transport à la Demande. Elle effectue son premier service et attend ses usagers.

J’ai rencontré quelques difficultés au début avec la tablette pour les conducteurs mais après quelques minutes d’utilisation, tout devient très facile. L’application que nous utilisons nous informe du nombre de passagers qui doivent monter à bord, de leur nom et de leur lieu de destination. Chaque passager doit donner son nom pour prendre place à bord. Je trouve que ça permet de créer un vrai contact avec les passagers. Avant, ils ne nous adressaient pas la parole. Et puis on se raconte un peu nos vies. Une ado que je conduis tous les jours m’a expliqué que grâce au service, la garde était désormais mieux partagée entre ses parents.

Transport à la demande: La FertéHugo, 15 ans, qui a pris place au premier rang du bus, attend avec la conductrice l’arrivée des autres passagers. Hugo habite à Rebais à 20 minutes de la Ferté. Ses parents ont entendu parler du service à la radio et lui ont fait télécharger l’application. Depuis, il l’utilise tous les jours matin et soir.

En général je réserve pour toute la semaine comme ça c’est fait, vu que je connais déjà mes horaires de cours. Avant il n’y avait pas de transport entre La Ferté et Rebais. J’étais obligé de faire un détour en passant par Meaux. Il fallait reprendre le Transilien et je perdais facilement 30-40 minutes.

Mourad, 40 ans qui nous entend converser, témoigne:

Je travaille à Paris et j’habite à Rebais. J’utilise le service depuis sa création. Pour moi c’est surtout moins de stress et de fatigue par rapport à la voiture que je conduisais pour me rendre en gare. Je la laissais sur le parking. En termes de temps de trajet, c’est exactement pareil. La réservation? Je la fais sur l’application, en deux minutes même pas c’est bouclé! Tout va très vite. Donc c’est top!

Un autre véhicule de TAD arrive. Nous échangeons avec Nicolas, son conducteur.

C’est un service que les voyageurs du coin attendaient. La plupart habitent dans des petits patelins où l’on ne peut se rendre qu’en voiture. On a beau se trouver en Ile-de-france et à une heure de Paris, c’est la campagne ici. Vous verrez, une fois l’heure de pointe terminée il n’y a plus personne.

Le service vient d’être lancé et il y a encore beaucoup à faire en signalétique et en communication mais nous voyons de nouveaux passagers tous les jours. On a commencé à 1-2 personnes, maintenant on est autour de 10-12: des gens qui luttaient pour rentrer chez eux auparavant. Pour la plupart des enfants.

On dit que c’est un service qui menace les lignes classiques mais je dirais le contraire. C’est effectivement un bon moyen de tester la fréquentation du service pour ensuite développer une ligne fixe si le besoin se fait sentir. Pour le moment nous utilisons toujours nos grands bus mais nous avons des mini-bus tout neufs qui arrivent bientôt et qui seront plus adaptés. Par ailleurs, la plupart du temps nous nous arrêtons à des arrêts qui existaient déjà donc c’est facile pour les gens.

 

À propos de TAD IDFM La Ferté 
  • 4 communes desservies, environ 19000 habitants concernés 
  • Lancé en septembre 2019
  • Cofinancé par Ile-de-France Mobilités et la Communauté d’agglomération Coulommiers Pays de Brie
  • Exploité par Transdev Darche-Gros
  • Jusqu’à 20 réservations / jours de semaine
  • 95% des réservations effectuées via l’application mobile
  • 95% de ponctualité
  • Le service est mis en place pour désenclaver le secteur nord-est du département en améliorant  la mobilité intra communauté d’agglomération. L’objectif est de faciliter la liaison entre les communes de La-Ferté-sous-Jouarre, Rebais et la Ferté-Gaucher et d’améliorer la desserte des noeuds de transport (gare routière et ferroviaire de La-Ferté-sous-Jouarre).

 

Pour respecter leur anonymat, les prénoms des interviewés ont été modifiés.

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À la rencontre des usagers du Transport à la Demande: Saint-Nom la-Bretèche 2

Transport à la demande: Saint-Nom

Nous continuons nos rencontres à Saint-Nom-la-Bretèche et son réseau de Transport à la Demande TAD Ile-de-France Mobilités (ex Flexigo Gally-Mauldre).

Notre premier trajet en TAD dynamique effectué depuis la gare de Saint-Nom-la-Bretèche nous conduit à la place de la mairie sur laquelle nous attend Samir. Samir est un des conducteurs de TAD de l’agglomération. Son service terminé, il a bien voulu nous accorder quelques minutes.

Le service a bonne presse parmi les riverains parce que Saint-Nom sans transport c’est un grave problème. Le service séduit aussi les non-résidents pour des usages très différents. Il permet de brasser tous types de clients et de nationalité, les gens se fréquentent plus qu’avant.

Pour Quentin, 27 ans, jeune actif parisien, de passage à St-Nom et rencontré un peu plus tard le service est un vrai vecteur de lien social.

On sent qu’il y a une volonté de grouper les gens, de faire qu’ils se déplacent ensemble. Le minibus est moderne, le chauffeur connait ton nom et tu dois t’annoncer quand tu montes. Ça donne l’impression que le chauffeur connaît personnellement les gens qu’il embarque.

Quentin utilise le service pour la première fois:

Ce sont les amis que je vais rejoindre à St-Nom qui m’en ont parlé. Faute de Uber, on serait venu me chercher à la gare si le service n’existait pas. Au moins je ne dérange pas et je garde mon autonomie. J’ai halluciné quand j’ai appris que le service était inclu dans mon pass Navigo. Même si j’habite à Paris, j’aurais aimé qu’on en parle plus. Il y a zéro pub, ça m’aurait peut-être plus motivé à venir passer un peu de temps en grande couronne, surtout le weekend quand il fait beau, c’est tellement agréable.

Sur le trajet du retour, nous approchons Christian, 52 ans, salarié à St-Nom depuis plusieurs années et qui réside à Mantes-la-Jolie. Il témoigne :

Sans le service, j’aurais été obligé de venir beaucoup plus tôt au travail. Je mets quasiment le même temps de trajet qu’en voiture mais au moins j’évite les bouchons et j’économise mon essence. Au moins je permets d’éviter la pollution car ma voiture reste à la maison.

Quand nous lui demandons ce qu’il pense de l’application de réservation il confesse :

Je ne suis pas très à l’aise avec les smartphones donc je réserve par téléphone en avance, en général pour toute la semaine. C’est bien qu’ils aient gardé un numéro sur lequel appeler. 

Transport à la demande: Saint-Nom
À propos de TAD IDFM de Gally-Mauldre

  • 11 communes desservies
  • Lancé le 2 janvier 2018
  • Cofinancé par Ile-de-France Mobilités et la Communauté de Communes de Gally-Mauldre
  • Plus de 250 trajets/jour de semaine
  • Exploité par Transdev
  • 6000 voyages / mois
  • +95% des réservations effectuées via l’application mobile
  • 95% de ponctualité
  • Le service a été mis en place afin de faciliter l’intermodalité en permettant aux habitants du territoire d’accéder aux gares de Maule, Plaisir et Saint-Nom-la-Bretèche aux heures de pointes sans utiliser leur véhicule personnel. Le service permet également de faciliter les déplacements des seniors et des jeunes non-motorisés sur la zone grâce à l’offre en heures creuses tous les jours de la semaine et le samedi vers les communes de la Communauté de Communes et les gares.

 

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Pour respecter leur anonymat, les prénoms des interviewés ont été modifiés.

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À la rencontre des usagers du Transport à la Demande: Saint-Nom la-Bretèche

Transport à la Demande: Saint-Nom

À l’occasion de la 18ème édition de la Semaine Européenne de la Mobilité, nous donnons la parole aux usagers de nos réseaux de Transport à la Demande dynamique. Aujourd’hui, premier focus sur l’ouest parisien. Direction Saint-Nom-la-Bretèche et son réseau TAD Ile-de-France Mobilités (ex Flexigo Gally-Mauldre). 

Arrivés en gare de Saint-Nom La Breteche Foret de Marly, nous nous rendons à l’arrêt de TAD et attendons le minibus que nous avions réservé quelques heures à l’avance via l’application TAD IDFM. Une fois à bord, nous rencontrons Huynh, 39 ans qui vient d’emménager à St-Nom-la-Bretèche. Elle a entendu parler du service par son mari qui a obtenu l’information sur internet :

Même si je ne l’utilise pas très régulièrement, j’en suis très satisfaite. C’est quand même très pratique et facile à réserver.

Huynh utilise le service pour se rendre à son domicile situé à 30 minutes de marche de la Gare.

Avant je me rendais à la gare en voiture. Maintenant je réserve un minibus plus ou moins à l’avance, il y en a à toute heure. Je fais des économies de carburant. En plus je n’ai pas besoin de me garer ou de payer un stationnement.

Je sais que je peux compter sur ce service pour les déplacements de ma fille depuis et vers la gare qui est en pleine forêt. Ça me rassure de savoir qu’un minibus l’attend quand elle rentre de Paris le soir.

Akhil, 17 ans, lycéen, résidant lui aussi à St-Nom, nous écoute silencieusement d’une place adjacente puis intervient:

Il n’y a pas photo. Avant je faisais parfois de l’auto-stop pour me rendre en cours le matin ou rentrer le soir. Ce n’était pas évident et il m’arrivait parfois de marcher plus de 45 minutes quand personne ne voulait me prendre. C’était carrément plus galère et pas très safe. C’est sûr que ce  service rassure mes parents, surtout quand il fait nuit.

Pour Akhil qui maîtrise bien l’application, les créneaux horaires proposés sont nombreux mais ne correspondent parfois pas aux horaires des trains en gare:

On se retrouve à avoir parfois 15-20 minutes de battement ou alors on loupe son train.

Le lycéen ajoute que des efforts en termes de communication et d’acculturation restent à faire:

Parfois des gens ne peuvent pas monter car ne savent pas qu’ils faut réserver. C’est frustrant pour eux et le chauffeur et ça pourrait être évité si tout le monde connaissait les règles du jeu dès le départ. En gare, personne ne peut vraiment expliquer le fonctionnement du service et les panneaux – quand il y en a – ne sont pas assez clairs à mon avis. 

Nous descendons à l’arrêt “Europe 1” pour nous rendre à la place de la mairie sur laquelle nous croisons Mélanie 37 ans, mère de famille qui habite à 5 minutes.

J’utilise exclusivement ma voiture, je n’ai jamais eu besoin d’utiliser le service mais je le trouve pratique. Je pense l’utiliser s’il m’arrive une tuile et que j’ai besoin de me déplacer à la gare ou aux alentours.

A l’évocation des témoignages d’Akhil et de Huynh rencontrés auparavant dans le minibus, Mélanie confesse:

Mes enfants vont commencer à se déplacer seuls prochainement et c’est vrai que c’est une solution qui me rassurerait.

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À propos de TAD IDFM de Gally-Mauldre
  • 11 communes desservies
  • Lancé le 2 janvier 2018
  • Cofinancé par Ile-de-France Mobilités et la Communauté de Communes de Gally-Mauldre
  • Plus de 250 trajets/jour de semaine
  • Exploité par Transdev
  • 6000 voyages / mois
  • +95% des réservations effectuées via l’application mobile
  • 95% de ponctualité
  • Le service a été mis en place afin de faciliter l’intermodalité en permettant aux habitants du territoire d’accéder aux gares de Maule, Plaisir et Saint-Nom-la-Bretèche aux heures de pointes sans utiliser leur véhicule personnel. Le service permet également de faciliter les déplacements des seniors et des jeunes non-motorisés sur la zone grâce à l’offre en heures creuses tous les jours de la semaine et le samedi vers les communes de la Communauté de Communes et les gares.

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Transformez la Smart Mobility en Fair Mobility avec le transport à la demande dynamique

Smart mobility

Développement urbain, prééminence de la géolocalisation et des applications mobiles, VTC, big data, 5G, ville connectée, smart cities… ce sont autant de mots qui sont accolés aux services urbains du futur. Demain, les villes seront plus connectées, plus intelligentes et plus réactives. En soi, c’est une transformation de la société qui est très intéressante à suivre, car si la population la plus éduquée, connectée, à fort pouvoir d’achat et qui maîtrise les écosystèmes digitaux sera celle qui en profitera le plus, il faut aussi s’assurer de ne pas oublier tous les autres citoyens, dont les personnes à mobilité réduite, les seniors et les habitants sans couverture de service de transport. Pour être pertinente, une mobilité “smart” doit donc être inclusive. Entre smart mobility et fair mobility, la nuance est d’importance et elle peut contribuer à rendre notre société plus juste et plus équitable. Explications.

La Smart Mobility : intelligente et efficace, mais loin d’être parfaite

La smart mobility traduit l’utilisation des nouvelles technologies (collecte, traitement et analyse des données en temps réel) au service de la mobilité. C’est, par exemple, un moyen de trouver le bon itinéraire au bon moment, d’anticiper les difficultés de circulation, et de connecter les objets physiques (ponts, routes, feux de signalisation, éclairage public, stationnement, etc.) à une interface digitale afin de construire de nouvelles applications et de nouveaux cas d’usages.

Il est difficile de dissocier smart mobility de smart city. Si ses contours sont mouvants, la smart city est avant tout une ambition portée par des acteurs publics et privés qui s’impliquent en vue d’un projet d’urbanisme plus inclusif, plus connecté, plus réactif, et qui peut avoir un avantage compétitif en termes de développement économique dans un monde toujours plus mondialisé.

Dans son rapport au Premier ministre rendu public au printemps 2017, Luc Belot, alors député de Maine-et-Loire, édicte trois grands principes de la smart city :

  • Organiser une réelle gouvernance : une structure qui associe élus, administration, enseignement supérieur et acteurs économiques, pour des politiques transversales.
  • Assurer la souveraineté et éviter la privatisation : des enjeux cruciaux pour que les territoires gardent la maîtrise des données, des outils, des applications et des logiciels métiers, en mettant l’accent sur la standardisation et la réversibilité.
  • Garantir une ville inclusive : donner une place à chaque citoyen, sans fracture sociale ou numérique et passer d’une approche centrée usager (user centric) à une approche centrée citoyen (citizen centric).

Or, dans les faits, les smart cities sont surtout liées aux mégapoles avec une population jeune, active, urbaine et connectée. Sans le vouloir, ce terme exclut certaines parties de la population pour des raisons économiques, sociales, urbanistiques et physiques. Ainsi la smart mobility est censée être inclusive sur le papier, mais dans la réalité cela n’est pas toujours vrai. D’où l’intérêt d’être vigilant pour éviter les décalages entre intentions et actions concrètes. 

Il existe, heureusement, quelques contre-exemples, comme celui de la ville de Medellín en Colombie, qualifiée de ville la plus innovante au monde par le Wall Street Journal en 2012, et qui prouve qu’on peut être une smart city sans être une tech city.

Pourquoi rendre la mobilité plus inclusive ?

Pourquoi passer d’un modèle premium et exclusif à un modèle accessible et inclusif ? Il faut dire qu’il y a urgence, car les données du Ministère des Transports sont inquiétantes :

  • 12 % des zones urbaines sensibles ne sont desservies par aucun mode de transport. 
  • Une personne en insertion sur deux a déjà refusé un travail ou une formation pour des problèmes de mobilité.
  • Un Français sur trois est en difficulté de mobilité et menacé d’exclusion sociale.

La mobilité intelligente et purement technologique n’a de sens que si elle peut inclure toute la population dans une logique davantage humaine qu’économique. C’est la raison qui explique la mutation de la smart mobility en fair mobility. Pour y parvenir, l’intelligence technologique doit être un outil et non une fin en soi. Ce qui compte, c’est l’objectif. Si on simplifie la vie de 10% des habitants d’une ville avec une smart city, on exclut de facto les 90% restant.

Le transport à la demande : un levier pour passer de la Smart Mobility à la Fair Mobility

Le transport à la demande (ou TAD) a la capacité de transformer une mobilité intelligente en mobilité durable, sociale et humaine. En dehors des zones denses et urbaines, il peut être difficile de se déplacer en transport en commun. Pas assez d’usagers, circulation complexe, peu de lieux commerciaux ou touristiques… le modèle actuel n’est pas pensé pour être juste. Et si les choses sont déjà compliquées la journée, imaginez les défis du déplacement nocturne, en particulier pour les travailleurs aux horaires décalés.

Le TAD est un mode de transport en commun comme les autres, avec un système de navettes ou de bus, mais dont les itinéraires et les points d’arrêts sont fixés en fonction des réservations des usagers. Ici, aucun véhicule ne roule à vide et les trajets sont optimisés.

Les transports en commun font bien plus que transporter des usagers. Ce sont des traits d’union qui relient et font vivre des territoires. Ils facilitent la vie des habitants, créent de la valeur économique et se développent de manière responsable grâce à la révolution digitale qui transforme notre société. Quand la technologie est au service de tous, la mobilité peut ainsi devenir smart et fair.

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